La cité dans l’histoire

Posté le 13 février 2019

La cité dans l’histoire … son évolution au cours des siècles

Depuis que l’homme a cessé d’être nomade et qu’il a renoncé à son activité de chasseur-cueilleur pour s’établir durablement sur un territoire, il a toujours optimisé son cadre de vie, c’est-à-dire à la fois son habitat et la structuration de sa cité. L’Agence Etoile dresse pour vous la genèse de l’évolution de la cité, renforçant ainsi son implication dans votre recherche du cadre de vie idéal.

L’arrêt du nomadisme a impliqué pour l’homme la structuration de sa vie et de ses activités sur un lieu fixe. Là, il y développe l’agriculture, l’élevage, et crée un réseau d’échanges de services. Il appartient désormais à une communauté, se dote de pouvoirs religieux, civils et militaires. La cité devient ainsi le lieu qui rassemble cette communauté d’intérêts.

La cité dans l’Antiquité

Au Proche-Orient, il y a 5 000 ans, des villages se transforment en villes. L’agriculture se développe, permettant à de nombreux artisans, marchands, prêtres et guerriers de s’établir durablement dans les cités.

Il en va de même en Mésopotamie, où les villes, d’abord construites sur des hauteurs, sont ensuite édifiées en contrebas ou dans les ports. Progressivement, se dessinent donc une ville haute, où se concentrent les institutions administratives, religieuses, militaires, souvent protégées par une enceinte, et une ville basse, plus résidentielle. Ainsi, les villes de Babylone ou Ninive sont construites selon ce modèle. Elle deviennent ainsi d’importants centres de pouvoir civil et religieux et se dotent de monuments très imposants qui forcent le respect, comme des temples ou des jardins. Les villages alentours affirment leur parenté aux villes puissantes, ceci pour bénéficier de leur protection et d’un approvisionnement alimentaire régulier.

Rome, cité aux sept collines, mérite un égard spécifique. Dotée d’un énorme pouvoir d’attraction tenant au fait qu’elle offre un style de vie confortable et la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire romain, Rome est à l’origine un village qui se transforme avec le temps en ville, puis en “ville mondiale”, tant elle a été en quelque sorte “victime de son  succès”. Structurée sur le modèle grec de “ville haute” et de “ville basse”, Rome est parée de décors et de monuments prestigieux, reflets de la volonté de ses dirigeants d’offrir aux romains “du pain et des jeux”. Ville de pouvoir, de spectacles, de thermes, d’adduction d’eau, d’arcs de triomphe… ses accès et ses connections routières sont favorisés par  la construction d’un réseau routier structuré et cohérent.

La cité au Moyen-Age

Avec les invasions barbares, finis les accords d’échanges entre cités ! Place à la panique et à la terreur. Les cités cherchent à se protéger en édifiant des remparts et les citoyens les plus fortunés s’établissent hors des villes, dans leurs domaines ruraux. Le pouvoir politique s’affaiblit, au profit du religieux. C’est la raison pour laquelle un nouvel urbanisme se structure autour des abbayes.

Ainsi, à partir du IXème siècle, les cathédrales et les églises sont enchâssées dans la ville, au cœur de celle-ci. Un nouveau dynamisme économique apparaît. Le commerce reprend, consacrant l’importance des marchés autour desquels la vie de la cité s’organise. Beaucoup de bâtiments publics, comme les hôtels de ville ou les halles se construisent à cette époque. La classe commerçante, qui formera la future bourgeoisie, est la classe montante. Outre la France, ce phénomène s’étend à l’Italie et à l’Europe du Nord à partir du XIIème siècle.

La cité à la Renaissance

Découvert par François Ier lors des guerres d’Italie, le style architectural dit “Renaissance” émerge en réaction au style jugé trop chargé de l’architecture gothique. Simplicité des colonnes et des frontons triangulaires, recherche de l’harmonie des proportions, de la symétrie, de la régularité… c’est aussi à cette époque que l’on découvre la perspective en art et l’utilisation du point de fuite, reprise bien plus tard pour la conception des palais et jardins, au XVIIème siècle. Les rues s’élargissent, des places publiques sont créées et les édifices publics se parent de façades plus élégantes, pour affirmer la puissance de la cité.

La cité aux XVIIème et XVIIIème siècles

Si le style baroque gagne peu à peu l’Europe, et en particulier l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, la France lui préfère le style classique, même si le baroque gagne du terrain. Nous sommes à l’époque de Louis XIV, qui, traumatisé d’avoir vécu son enfance aux Tuileries lors de la Fronde, préfère exercer son pouvoir à Versailles, qui devient ainsi rapidement une “ville royale”, où sont proposées une multitudes d’activités de loisirs, comme le théâtre, les cafés, les jardins de promenade… Les villes acquièrent ainsi un pouvoir d’attraction décuplé, ce qui participe pleinement à leur fulgurant développement économique. Pour autant, le contexte social n’est pas du tout apaisé, car la croissance démographique va bon train, générant, au cœur même des villes, une pauvreté de plus en plus prégnante dans une frange importante de la population.

A la fin du XVIIIème siècle, grâce notamment au voyage de Bonaparte en Egypte en 1788, le “style Egyptien” fait son apparition. Les pattes de lion ou de griffon en sont ainsi directement inspirées. L’architecture dans son entier bénéficie de ce retour à un certain néo-classicisme, avec ses colonnades à l’antique, ses frontons triangulaires…

En 1800, Bonaparte veut marquer son règne en rendant l’architecture parisienne plus fastueuse. Il procède alors à un aménagement de la rue de Rivoli, longue de  plus de 3 000 mètres, notamment en embellissant les abords des Tuileries et du Louvre. Il y fait installer une rue à arcades dans un alignement majestueux, optimisant les déambulations des piétons. Il commande également auprès de l’architecte Chalgrin l’Arc de Triomphe en 1806, hommage à sa victoire d’Austerlitz.

La cité au XIXème siècle : l’avènement du style industriel

L’industrialisation de la France va entraîner accroissement de la population et un bouleversement urbain. Les villes s’étendent, les fortifications sont détruites et des quartiers ouvriers émergent. Napoléon II charge le Baron Haussmann d’éradiquer les habitats insalubres, où règnent misère et maladies en tous genres. Haussmann va en fait créer un Paris où la population ouvrière ne trouvera pas sa place, contrainte de s’établir en périphérie.

En créant des îlots grâce au percement de l’habitat ancien, Haussmann répond à la demande de Napoléon II de faciliter le maintien de l’ordre et de la circulation d’éventuelles troupes dans Paris. Dans le même temps, les transports urbains se développent et de nouveaux axes relient désormais les gares entre elles : le chemin de fer peut connaître son avènement.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, de nouveaux matériaux comme le fer, le verre, le béton, la fonte… font leur apparition. De nouvelles formes architecturales voient le jour, comme les halles de Baltard. Les grandes expositions témoignent de la nouvelle puissance industrielle des nations occidentales, notamment au travers de la création d’édifices, comme la Tour Eiffel, lors de l’exposition universelle de 1889.

Dans le même temps, pour éviter les soulèvements populaires, les grands patrons mettent au point une politique paternaliste de construction de cités ouvrières, avec de petits habitats, dotés de jardinets, et permettant aux travailleurs d’être propriétaires de leurs maisons. Ainsi “contrôlés”, les ouvriers évoluent dans des cités comme celles construites dans le Nord de la France ou dans des pavillons de banlieue, épargnés du désœuvrement et de l’alcoolisme.

La cité au XXème siècle : priorité au logement

Si le début du XXème siècle est marqué par le développement de cités-jardins, comme celle d’Ebenezer Howard, en Angleterre, qui regroupe au centre de la ville l’ensemble des fonctions administratives et tertiaires et dispose, à la périphérie, des jardins et avenues bordées d’habitations et de commerces, la priorité des urbanistes change à la fin de la première Guerre mondiale.

L’Europe, et la France en particulier, car grandement détruite par les bombardements, doit faire face à l’urgence de reloger des millions de personnes, les plus modestes. Dans les colonies, le style colonial s’impose. Des créations urbanistiques se juxtaposent aux villes indigènes, formant ainsi le centre de villes nouvelles.

La ville contemporaine, aux Etats-Unis, se crée dans de nouveaux quartiers, comme Manhattan, à New-York. Objectif : créer des “villes champignons”, capables d’absorber des flux massifs de millions d’émigrés. En France, Auguste Perret impose son style : des bâtiments à l’architecture identique, rectiligne et épurée, créant une homogénéité architecturale, telle qu’on peut encore la voir au Havre, par exemple. Le Corbusier propose aussi de densifier l’habitat en resserrant la ville grâce à la construction d’immeubles très hauts. A Marseille, la Cité Radieuse exemplifie la volonté de Le Corbusier et préfigure l’image des habitats collectifs des banlieues. Le style international apparaît donc : des tours capables de proposer à des millions d’hommes un habitat rapidement construit, pour un moindre coût.

Après 1945, la Reconstruction impose également son style, clairement inspiré de l’héritage de Le Corbusier. Des espaces suburbains se créent, répondant également à une demande de populations plus aisées, comme celles des nouvelles classes moyennes supérieures issues des Trente Glorieuses. Ainsi, le coeur des villes est réservé aux bureaux. Les familles lui préférant la périphérie et, pour les plus pauvres, les nouveaux grands ensembles, situés toujours un peu plus loin des périphéries.

La cité au XXIème siècle : l’avènement de la ville post-moderne

Conscients qu’une ville se devait aussi de refléter une humanité, les grands bâtiments alignés et sans âme sont progressivement détruits. Ainsi, les centres villes sont progressivement réinvestis par les familles qui s’étaient éloignées, et leurs visages évoluent vers plus de convivialité. La ville prend désormais en compte l’intégralité des activités économiques, sociales, culturelles et devient plus respectueuse des spécificités de la vie humaine.

La ville intègre également le concept de développement durable. Des bâtiments nouveaux sont construits selon les exigences du Grenelle de l’environnement, c’est-à-dire en utilisant des matériaux éco-responsables, en dotant les logements et immeubles d’équipements destinés à produire des énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques par exemple), l’isolation des logements est renforcée pour les rendre quasiment neutres d’un point de vue énergétique…Une nouvelle cité est en train de naître, plus respectueuse de l’environnement, et où le bien-être humain est placé au cœur de la démarche architecturale.

Depuis 65 ans, l’Agence Etoile n’a de cesse d’être à l’écoute des hommes pour les accompagner dans leur recherche de biens à vendre, à louer, ou à gérer. Un ensemble de compétences dédiées s’est peu à peu structuré pour répondre aux demandes diversifiées de publics dont les attentes ont évolué avec les années. Aujourd’hui implantée à Marseille, Aix-en-Provence, Nîmes et Paris, l’Agence Etoile est à votre écoute pour trouver le cadre de vie correspondant à votre personnalité et à vos attentes.

A lire aussi :

Vie de quartier : le rond point du Prado à Marseille

Paris 3 : l’arrondissement dynamique

Vie de quartier : autour du canal Saint Martin à Paris

Vie de quartier, Paris 7ème arrondissement

Rencontrons- nous !

 


Commentaires

Poster un commentaire

*

J'estime mon bien en ligne

Type * :

Localisation * :

Estimer mon bien