Le viager

Le viager

Réelle affaire ou fausse bonne idée ?

Savez-vous qu’en France, 70% des personnes âgées sont propriétaires de leur logement ? Un chiffre qui démontre bien leur volonté de rester au domicile le plus longtemps possible. Mais parfois, elles rencontrent des problèmes financiers qui les empêchent de finir leurs jours chez elles. Pour tenter de pallier ce problème sociétal, le viager peut être considéré comme une solution de choix. Mais qu’est-ce que le viager ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Existe t-il une solution intermédiaire ? L’Agence Etoile vous livre l’essentiel à retenir sur le viager.

Le viager, qu’est-ce que c’est ?

Le viager est une mesure qui permet aux personnes âgées d’obtenir un complément de revenus. Elles vendent alors à un tiers leur bien immobilier, moyennant le versement d’une somme initiale, puis de rentes régulières. Ainsi, elles bénéficient d’un budget complémentaire qui leur permet le plus souvent de rester chez elles.

Il existe trois types de viager : le viager libre, où l’acquéreur peut disposer du bien dès la signature de l’acte de vente. Le viager occupé, qui représente 95% des transactions, permet au vendeur de rester dans le bien vendu jusqu’à son décès ou son transfert en maison de retraite. Enfin, le viager loué offre à l’acheteur la possibilité de louer le bien, dès le contrat signé.

Le viager, comment fonctionne t-il ?

Le vendeur est appelé “créditrentier”, car elle (ils) perçoit (vent) les rentes mensuelles ou trimestrielles. L’acheteur est qualifié de “débitrentier”, car ces opérations représentent des débits dans sa trésorerie. Le viager consiste pour le débitrentier à verser au départ une somme, appelée “bouquet”, équivalente à environ 40% du prix du bien. Puis, chaque mois ou chaque trimestre, le débitrentier verse au(x) créditrentier(s) une rente dont le montant est fixé à l’avance, par contrat. Le viager peut bénéficier à une seule personne, ou à un couple. Le débitrentier ne devient propriétaire du bien qu’au décès du vendeur, ou du denier vivant, s’il s’agit d’un couple.

Le viager : quels sont les avantages pour les vendeurs ?

Pour le créditrentier, le viager représente un avantage financier incontestable. Il peut rester dans son logement, ce qui n’aurait pas été possible sans le recours à cette solution. Il bénéficie également d’une exonération de la taxe sur les plus-values. Enfin, le créditrentier a la possibilité d’effectuer des donations à sa famille, tout en profitant d’abattements sur la rente viagère. Ces abattements varient selon l’âge du vendeur, entre 30% si le vendeur a moins de 50 ans à 70% pour les plus de 69 ans.

Le viager : quels sont les avantages pour les acheteurs ?

Acheter un bien en viager peut constituer une formidable opportunité de devenir propriétaire à un prix bien en-decà de ceux du marché. Ici, la “bonne affaire” est strictement corrélée à l’espérance de vie du vendeur. Plus le vendeur décède rapidement, moins l’acheteur verse d’échéances, et plus l’affaire est bonne… un raisonnement qui peut choquer certaines personnes qui lui repprochent son côté “morbide”… Toutefois, du côté du vendeur, comme du coté de l’acheteur, cette solution revêt des avantages.

Pour toute information sur le prix de l’immobilier à Paris, Marseille, Aix-en-Provence ou Nîmes, l’Agence Etoile se tient à votre disposition pour vous renseigner sur les prix de vente, d’achat, et de location. Une façon de négocier votre achat ou votre vente en viager. Rencontrons-nous !

Le viager comporte t-il une part de risques?

Si chacun trouve son compte dans le viager, cette opération n’est pas exempte de risques.… Tout d’abord, un vendeur peut toujours vivre centenaire… et là, l’opération est loin d’être gagnante ! Mais aussi parce qu’un viager libre est un acte de vente ordinaire. Cela implique que l’acheteur doive, en plus des rentes, s’acquitter des charges de copropriété. Un budget qui peut vite grimper en flèche si aucun contrat n’est établi. C’est pourquoi tous les professionnels de l’immobilier recommandent d’établir un contrat précis, mentionnant strictement le montant des charges.

 Existe t-il une alternative au viager ?

En moyenne, une personne âgée dispose d’un budget mensuel de 1 300 euros pour vivre*. Pour financer le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie financière ou sociale, des Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) ont été créées. Concrètement, ces structures rachètent les logements occupés par les personnes âgées et leur versent, en compensation, un “loyer” mensuel. Quand la personne décède, la coopérative a le choix entre revendre le bien ou le proposer à la location. Le but n’est pas de générer des profits, mais de proposer, sur un territoire donné, au sein d’une communauté professionnelle ou auprès de publics spécifiques, des activités rendant service aux organisations ou aux individus, sans restriction ni a priori. Une nouvelle façon de voir le viager ! * Source : Services statistiques du ministère des affaires sociales

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